Mener ses projets en étant soi-même : l'évidente complexité.

™Je dois te dire qu’A Nos Rêves a pris plusieurs visages ; il est parti d’un concept d’atelier , d’événements, de box physique à celui de recueil de soi et de box audio.

projetsoi

Lorsque je questionnais des passionnées, leurs problèmes étaient souvent le réseau (comment se faire connaître auprès des personnes influentes et décisionnaires qui leur permettront d'en vivre) et le manque de légitimité, car n’ayant pas fait les études adéquates.

En parcourant les forums, idem,  avec une dominance pour le réseau. J’étais un peu frustrée, parce que je ne sais clairement pas qui contacter dans vos domaines respectifs,  mais surtout  cela ne m’intéresse pas trop.

Mon but, c’est que vous arrêtiez d’attendre et que vous soyez votre propre décisionnaire. La question de la légitimité , de la confiance en soi, des doutes, clairement, cela m’intéresse

™Je n’ai pas les outils pour comment vivre de sa passion. Mais, j’ai envie d’aider des personnes à faire vivre ce qui les passionnent de leur propre manière en créant, en s’inspirant ou en inventant . Faire les choses autrement sans réinventer la roue , mais juste en étant soi. Par où commence-t-on ?

 

1-Interroger sa passion

  J’ai compris deux choses :

  1. Une passion généraliste ne signifie rien

  2.  Il y a différentes façons de faire les choses

Dire, je suis passionnée de musique, n'est pas suffisant. Il faut creuser et comprendre ce qui se cache derrière. Ex : je pensais adorer écrire, mais je ne suis - clairement - pas douée pour ça. Je me suis longtemps flagellée jusqu'au jour où j'ai compris. Ce qui m’anime ce n'est pas d'écrire, mais de (ra)conter des histoires. Pour moi raconter/inventer des histoires, c'était écrire des livres . J'avais oublié qu'il y avait d'autres canaux : vidéos, photos, audio, vitrines ^^, dessins, etc. Aujourd'hui, je me suis orientée vers l'audio, car ma voix est mon outil de prédilection.

Quel est le moyen où je me sens le plus à l’aise et douée ? Lequel me donne envie de continuer encore et encore ? Lequel facilitera la transmission et compréhension de mon message ? 

 Quel que soit le moyen d’expression choisi (la danse par exemple), connaître ce qui t’anime vraiment va t'ouvrir ton champ des possibles. Tu vas pouvoir tester et faire en fonction de toi.

 

2-Suis-je sur le bon chemin?

™Et là, c’est parti,  je sais où je veux aller, mais suis-je sur le bon chemin. J'ai longtemps cru qu'il fallait absolument que je suive mes passions. J'adore chanter, mais le faire en public me met mal à l'aise. Je n'ai pas envie de suivre cette passion pour le moment et pourtant, j'ai tenté à plusieurs reprises. J'ai fini par observer certaines de mes  réactions ( les indicateurs)  m'indiquant que je faisais fausse route.

Je partage avec toi, trois de mes indicateurs :

  1. Le blocage. Lorsque je bloque, que je n’avance pas, que j’hésite, c’est que le chemin emprunté n’est pas le bon
  2. La fluidité. Lorsque je ne ressens pas un sentiment de fluidité comme si c’était une évidence.
  3. La paix. Lorsque je ne me sens pas apaisée, mais plutôt contrariée , tracassée et toujours en train de me questionner, c’est que je n’ai définitivement pas trouvé réponse à mon problème.

™Voilà mes trois indicateurs, un peu mes boussoles,  pour savoir si je fais fausses routes. Je ne perds pas de vue qu’il va me falloir travailler, mais si je le fais en paix, avec fluidité et sans hésitation, c’est que c’est bon pour moi.

™Trouver tes propres indicateurs en t'observant. Quels sont les moments où tu as insisté malgré un mal à l'aise ? Qu'as-tu ressenti ? Quels sont les points communs ?

Il va falloir ensuite avancer sur le chemin. Un chemin semé de doute parfois . Je partage avec toi, trois clés que j'ai identifiées sur mon parcours.

 

3-Les clés pour avancer

La clé n°1 : Comprendre le principe

 

On reçoit et lit énormément de conseils et d'astuces sur le net et dans la vie. Ce n'est pas évident de  faire les choses en fonction de soi. On est vite dépassé en ne sachant plus quoi faire ou utiliser.

™Prenons un exemple de conseil qui me bloque : Ecrire des articles invités pour des blogs à forte audience.

L'idée, c'est de comprendre le principe qui se cache derrière : pourquoi faut-il faire ça ? Parce que ces blogueurs ont de la visibilité et c'est tout bénef pour nous. Le principe est d'acquérir de l’audience là où il y en a déjà.

On a compris le principe (on peut être d'accord ou pas) on passe à l'adaptation : comment adapter ce principe à mon fonctionnement ? Dans mon cas, écrire des articles invités sur des gros blogs m’effraie, car j'ai l'impression de faire cela dans un but malsain (1). Je suis réservée (2) et je n'aime pas déranger(3).  Je décide d'adapter le conseil en proposant des articles pour aider une audience quel que soit le nombre d'abonnés du blog (1). Je les propose à des blogs avec qui j'ai déjà créé une VRAIE affinité (2) et avec qui je n'aurai pas de mal à communiquer (3).

Comprendre le principe et l'adapter à soi. Je crois que c'est évident pour certains, mais pas pour tous !

 

La clé n°2 : Le détachement

 

™Une des choses que je viens juste, mais tout juste de comprendre grâce au livre d’Elisabeth Gilbert, c’est que le problème n°1 des créatives, c’est: lattachement.

™Nous sommes de vraies mamans poule qui couvons notre projet comme un enfant.  Aucune maman ne va aimer qu’on lui dise que son enfant est moche, inutile et ennuyant, c’est normal. Manier l’art du détachement n'est pas facile ! D’où l’idée de connaître la raison qui nous anime ; on pourra toujours remixer la forme; le fond restera toujours le même. OK ! je me détache, mais de quoi ?! De la perfection et de la comparaison

™Au final lorsque je relis mes anciennes histoires elles n’étaient pas mauvaises mais je voulais la perfection. Je voulais écrire comme les grands. Ce qui peut aider, c'est de chercher à affirmer son propre style en se détachant de :

  1. – la « création parfaite commune » soit ce qui est à la mode
  2. – « l’élite créative »

™Tu veux écrire des chansons comme Ferret  (méga pression). Tu veux écrire des histoires comme Tarantino (ultra méga pression). Et si on s’inspirer pour analyser la technique, comprendre ce qui nous plaît et ce qu’on aimerait faire ? Et si on  arrêtait de se comparer et de vouloir être Bee au lieu d’être Me*. Non à la comparaison ; oui à l'inspiration !

Lorsque je vois des grands échouer ou faire des boulettes, je me déculpabilise. Malgré leur grandeur, ils échouent encore ; c'est que l’échec frappe tout le monde... j’ai/tu as, donc le droit à l’erreur également.

 

La clé n°3 : Respecter sa nature

 

Un conseil que je vois fleurir partout est de sortir de sa zone de confort. Toutes les fois où j’ai souhaité en sortir, il ne s'est rien passé de bon pour moi . Jusqu'au jour où j'ai compris à adapter ( faire les choses de manière moins éprouvante et plus en respect avec sa nature ) 

C'est le jour, où j'ai lu ce commentaire sur un blog: " Il ne faut pas sortir mais agrandir sa zone de confort".

™Se connaître et s’accepter, c’est  la première base puis imaginer une échelle/montagne/escalier que l’on va grimper/gravir/monter est la seconde . Donc oui au challenge, mais dans le respect de soi.  

 

 Avance comme tu le peux ; avance fais de ton mieux