Cette histoire de verre à moitié plein me gonfle ! / by Cindy

Aujourd’hui, je voudrais te parler d’un sujet qui me tient à cœur. C’est une sorte de coup de gueule et cela ne va pas plaire à certaines personnes.

Alors voilà, cette histoire de verre à moitié plein me gonfle. Le positivisme me gonfle. Et tu sais pourquoi parce qu’on culpabilise les gens qui ont des coups de blues…d’ avoir justement des coups de blues.

Je lis beaucoup de texte sur la pensée positive, la psychologie positive, de neuroscience et c’est top ! Vraiment ! Mais si tu regardes bien, il y a toujours un petit commentaire du style, « C’est plus facile d’être négatif » , « on crée notre réalité donc si tu veux être malheureux c’est ton problème» … Comme si pleurer, s’énerver, avoir de la peine était une tare.

Bon sang !!!

Et puis on te sort la phrase magique « tu devrais voir le verre à moitié plein ». BOUM !! Quand j’entends, lis ou vois cette phrase, sincèrement, mon sang ne fait qu’un tour.

Je vais te partager un texte sur cette histoire de verre.


Un jour, un professeur de chimie a décidé d'enseigner à ses élèves une leçon différente de celles qu’il avait l’habitude de donner.

Tenant un verre d'eau à la main, il a demandé aux élèves:

« Selon vous, combien peut bien peser ce verre d’eau ? »

« 500 grammes ! » s’exclama une voix au fond de la classe.

« 600 ! » a déclaré un autre étudiant.

« Je ne le sais pas vraiment. » répliqua le professeur, le verre dans sa main bien en évidence pour s'assurer que tout le monde pouvait le voir.

« Si nous ne le pesons pas, nous ne le saurons pas. Peu importe le poids, ce qui compte, c’est de savoir que ce n’est pas bien lourd. » Avec le verre toujours dans sa main, le bras tendu, le professeur poursuivi :

«Qu'est-ce qui se passera si je le tiens comme ça pendant quelques minutes ? »

« Rien ! » rétorqua une étudiante.

« Bon, et si je le tiens pendant une heure comme ça, ce qui pourrait arriver ? » « Votre bras va commencer à faire mal », a déclaré un autre étudiant.

« En effet. Et que se passerait-il si je tenais le verre dans ma main comme ça pendant une heure, quatre heures, une journée entière ? » « Vous risquez d’avoir de plus en plus mal ! », scanda une étudiante.

« Votre main va s’engourdir », dit un autre.

« Votre bras risque de se paralyser et on devra vous amener à l’hôpital ! » cria un jeune du fond de la classe. « C'est vrai » dit le professeur.

« Mais notez que, pendant tout ce temps, le poids du verre d’eau n’a pas changé. Quelles sont alors les causes des douleurs ? »

Pendant un long moment les élèves se turent. Ils semblaient perplexes.

« Que dois-je faire pour éviter la douleur ? » enchaîna le professeur.

« Ben, posez le verre... » murmura un étudiant timidement.

« Exactement ! » s'écria le professeur.


A chacun sa conclusion.

Voici la mienne = Ce verre qu’il soit à moitié vide ou à moitié plein, il pèsera sur la longueur.

Ce n’est pas d’avoir une pensée négative qui fait de nous une personne négative, c’est le fait de l’être tous les jours. Comme je pense qu’être en mode Happy face H24 empêche les émotions négatives de sortir. S’ils existent, c’est pour une raison, car derrière chaque émotion négative se cache un besoin. Que devrions-nous faire ? La balancer sous le tapis ? Faire l’autruche ? Est-ce qu’il ne serait pas mieux de l’accueillir et de comprendre ce qui se cache derrière ?

Alors entendons-nous bien, je ne dis pas qu’il faut râler H24 ou qu’il ne faut pas être positif, mais arrêtons de culpabiliser les personnes qui osent montrer leur vulnérabilité.

Ah ben oui depuis petit, on nous disait : "sois fort", "arrête de bouder/chouiner" et puis quand on grandit, on te demande "ça va ?" de manière automatique, sans réellement sans soucier. Ce qui donne des salariés qui n’osent pas aller se plaindre quand on les harcèles (je le sais, je l’ai vu), qui mettent un masque pour faire genre, je vais bien tout va bien dans le monde de perlimpinpin.

Alors non, je ne suis pas pessimiste ou négative, je ne râle pas tous les jours ; je suis juste humaine avec mes jours sans et mes jours avec. Et je n’ai pas envie d’avoir honte de pleurer, d’être énervée, jalouse, frustrée à un moment T sous peine de recevoir les pierres des positivistes. J’ai envie de les accueillir et de les comprendre (ou pas parfois).

À toi qui es positive H24. Bravo !!

À toi qui est TOI. N’aie pas honte de voir le verre à moitié vide, le plus important, c’est de reposer ledit verre pour ne pas avoir de courbatures qui t’empêchent de réaliser tes objectifs.

Vulnérablement,

Cindy

Ps : Tiens-toi bien, je vais bientôt proposer mes séances confidences où la vulnérabilité est la bienvenue. Mon but que tu vois tes blocages autrement et que tu t’acceptes avec tes qualités, tes défauts et tes angoisses.

 

Je partage avec toi certaines ressources:

Mai a écrit un article sur la colère qu’elle gardait en elle et je trouve sa réflexion hyper intéressante ( http://www.maihua.fr/2017/03/mais-tu-fais-chier/ )

Fractale a écrit un post Facebook hyper clivant sur les risques de se couper du monde. Je ne suis pas d’accord avec tout, mais cela porte à réfléchir. (https://www.facebook.com/notes/fractale/faut-il-rester-dans-sa-zone-de-confort-pour-%C3%AAtre-heureux-/1833410580244480 )

Ithaque coaching parle du danger de la pensée positive. Elle fait d’ailleurs une distinction entre le positivisme et l’optimisme. ( https://www.ithaquecoaching.com/articles/pensee-positive-le-revers-de-la-medaille-1215.html )